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Perspectives du secteur•2026-10-28•10 min lecture

Dicter est-il plus rapide que taper ? Ce que dit la recherche

Dicter est-il plus rapide que taper ? Ce que dit la recherche
TL
Team Laxis
Équipe Laxis @ Laxis

Dicter est-il plus rapide que taper ? Pour faire apparaître des mots à l'écran, oui, en général. Dans une étude de laboratoire très citée, des participants qui parlaient à un téléphone ont saisi du texte en anglais à 153 mots par minute, contre 52 avec le clavier du téléphone : presque trois fois plus vite. Mais ces participants lisaient à voix haute de courtes phrases dans une pièce silencieuse. Que la dictée soit plus rapide pour vous dépend de ce que vous écrivez, de votre vitesse de frappe actuelle et de la quantité de corrections que le texte demande ensuite.

Au programme : les chiffres d'origine, ce que chaque étude a mesuré ou non, là où le clavier garde l'avantage, et un test de cinq minutes pour obtenir votre propre réponse.

Vitesse de dictée et vitesse de frappe : les chiffres mesurés

Bien des articles répondent à cette question avec des chiffres ronds et sans source. Voici ce qu'ont trouvé les études originales. Une convention d'abord : les études sur la frappe et sur le téléphone comptent un mot pour cinq caractères, espaces compris ; l'étude sur la conversation, elle, a compté les mots réellement prononcés.

Ce qui a été mesuréVitesse moyenneÉtudeLa tâche
Frappe sur un clavier d'ordinateur51,56 mots/min (écart type 20,2)Dhakal, Feit, Kristensson et Oulasvirta, CHI 2018 ; 168 000 volontairesRecopier des phrases dans un test de frappe en ligne
Frappe sur un téléphone36,2 mots/minPalin, Feit, Kim, Kristensson et Oulasvirta, MobileHCI 2019 ; 37 370 volontairesRecopier des phrases dans un test sur navigateur
Clavier de téléphone en laboratoire52 mots/min en anglais, 43 mots/min en mandarinRuan, Wobbrock, Liou, Ng et Landay, 2017 ; 48 étudiantsRecopier de courtes phrases sur un iPhone 6 Plus
Reconnaissance vocale sur le même téléphone153 mots/min en anglais, 123 mots/min en mandarinRuan et al., mêmes participantsDire les mêmes phrases, erreurs corrigées
Conversation téléphonique196 mots/min au total, 236 mots/min sans les pausesYuan, Liberman et Cieri, Interspeech 20062 438 appels enregistrés, pour la plupart entre inconnus

Études sur la frappe : l'université Aalto et ses partenaires. Étude sur le téléphone : Stanford, l'université de Washington et Baidu. Étude sur la conversation : l'université de Pennsylvanie.

Trois choses ressortent. Les vitesses de frappe varient énormément d'une personne à l'autre : les données d'Aalto sur ordinateur présentent un écart type d'environ 20 mots/min autour de la moyenne. Les téléphones étaient plus lents : les volontaires d'Aalto sur mobile atteignaient en moyenne 36,2 mots/min, soit environ 70 % des 51,56 mots/min des volontaires sur ordinateur. Et la conversation va plus vite que tout cela, même si le chiffre dépend de la façon de compter : 196 mots/min sur des appels entiers, 236 une fois les silences retirés, 164 quand les tours de parole de chaque interlocuteur sont chronométrés séparément, avec des appels pris isolément allant de 111 à 291.

Aucune de ces mesures ne correspond à la dictée au sens courant. Les études sur le clavier ont chronométré de la copie, l'étude sur la conversation du bavardage, et l'étude sur le téléphone des personnes lisant des phrases à voix haute. C'est de cette dernière que vient la formule « trois fois plus rapide » ; elle mérite donc qu'on s'y attarde.

Ce que l'étude de Stanford sur le téléphone a testé, et ce qu'elle n'a pas testé

L'article s'intitule « Comparing Speech and Keyboard Text Entry for Short Messages in Two Languages on Touchscreen Phones » ; signé Sherry Ruan, Jacob Wobbrock, Kenny Liou, Andrew Ng et James Landay, il a été mis en ligne pour la première fois en 2016 et publié en décembre 2017 dans les Proceedings of the ACM on Interactive, Mobile, Wearable and Ubiquitous Technologies. La reconnaissance était assurée par Deep Speech 2 de Baidu, sur un serveur distant.

Quarante-huit étudiants y ont participé, 24 de langue maternelle anglaise (anglais américain) et 24 de langue maternelle mandarin, assis dans une salle de réunion silencieuse et se partageant un même iPhone 6 Plus. Après dix phrases d'entraînement, chacun a recopié 50 phrases de test au clavier et 50 à la voix, en corrigeant les erreurs au fur et à mesure. Ces phrases, tirées d'un corpus de recherche standard, comptaient en moyenne moins de 30 caractères et ne comportaient aucune ponctuation. Les auteurs ont été explicites sur ce que mesure ce protocole : la « performance maximale » de chaque méthode dans des conditions idéales. Ils ont délibérément choisi la copie plutôt que la rédaction, car rédiger fait intervenir le temps de réflexion et le choix des mots, difficiles à mesurer.

Deux détails font rarement les gros titres. Les vitesses à la voix variaient bien plus que les vitesses au clavier, avec un écart type d'environ 98 mots/min pour la parole en anglais, contre 17 pour le clavier. Et le chronomètre tournait pendant chaque pause. Seuls 39 % du temps de saisie vocale étaient consacrés à parler ; 31,5 % correspondaient aux hésitations des utilisateurs eux-mêmes, comme attendre une seconde ou deux avant de parler ou s'attarder avant d'appuyer sur « Done », et environ 23 % au temps que mettait le moteur de reconnaissance à terminer son travail. Les auteurs s'attendaient à ce que ces hésitations diminuent à mesure que les gens s'habitueraient à parler à leur téléphone.

C'est la correction qui réduit l'écart

L'étude montre aussi ce que coûtent les corrections. Le premier jet du moteur de reconnaissance, avant toute retouche, équivalait à 179 mots/min en anglais, soit 3,42 fois le clavier. La correction de ses erreurs a ramené ce chiffre à 153. Les participants ont passé 8,5 % de leur temps de saisie vocale à corriger, et pendant 86 % de ce temps, ils se sont servis du clavier plutôt que de leur voix. Ils ont jugé le clavier plus simple pour corriger et la voix plus simple pour produire du texte.

Côté précision, le bilan est mitigé. En anglais, la parole a produit moins d'erreurs pendant la saisie, avec un taux d'erreurs corrigées de 3,93 % contre 4,72 % pour le clavier, mais en a laissé un peu plus dans le texte final : 0,55 % des caractères contre 0,35 %. Les auteurs avancent deux explications possibles. Les gens sont peut-être moins enclins à passer au clavier pour corriger, et ceux qui tapent voient chaque mot apparaître au fil de la frappe, si bien qu'ils repèrent les erreurs plus tôt. Dans les deux cas, c'est un argument pour relire un texte dicté avant de l'envoyer.

La correction était autrefois bien pire. L'équipe de Ruan cite une étude de 1999 sur les logiciels de dictée continue, menée par Clare-Marie Karat et ses collègues, dans laquelle les utilisateurs atteignaient 13,6 mots/min en transcrivant à la voix, contre 32,5 mots/min en transcrivant au clavier et à la souris, et à peine 7,8 mots/min en rédigeant à la voix. Une partie du problème venait de la correction à la voix : les commandes de correction elles-mêmes étaient mal comprises et devaient à leur tour être corrigées. Les moteurs de reconnaissance ont énormément progressé depuis, mais la leçon reste valable. Corrigez avec vos mains, pas avec votre voix.

Votre vitesse de départ compte aussi. Une prépublication de 2025 qui a chronométré plus de 1 000 cliniciens et professionnels de santé dans plus de 60 hôpitaux de plus de 15 pays à revenu faible ou intermédiaire a relevé une vitesse médiane de 21,4 mots/min au clavier, contre une médiane de 93 mots/min en dictée. À prendre avec précaution : il s'agit d'une prépublication, elle a mesuré de la documentation clinique et, comme l'indique l'article, elle a été financée par Intron Health, qui emploie le premier auteur. La tendance est néanmoins logique. À 25 mots/min au clavier, presque n'importe quel moteur de reconnaissance correct vous battra ; à 90, la marge est bien plus mince.

Si c'est le nettoyage qui grignote ce que la dictée vous fait gagner, essayez le Laxis Voice Keyboard : son réglage Polish, activé par défaut dans toutes les offres, supprime les mots de remplissage et les rectifications en cours de phrase avant que le texte ne soit collé.

Là où la parole prend l'avantage, et là où le clavier gagne encore

La parole a l'avantage le plus net sur un téléphone, où la frappe atteignait en moyenne 36 mots/min sur 37 370 personnes ; pour les messages que vous savez déjà comment formuler, comme les réponses, les récapitulatifs et les notes après un appel ; pour toute personne qui tape lentement ; et pour celles qui ont mal aux mains, pour qui la question n'est presque plus une affaire de vitesse. Notre guide de la dictée en cas de dyslexie, de TMS ou de TDAH traite de cet aspect.

Le clavier garde l'avantage dans plus de situations que le gros titre ne le laisse entendre :

  • L'édition. Déplacer une proposition, supprimer trois mots au milieu d'un paragraphe ou sélectionner du texte va plus vite avec des touches et un pointeur, et c'est ce qu'ont choisi les participants de Ruan.
  • Le code, les symboles et les chaînes exactes. Crochets, casse, chemins de fichiers et expressions régulières sont lents à dire et faciles à mal entendre. Les développeurs qui dictent ont tendance à dicter la prose autour du code, comme l'explique notre article sur la dictée pour coder.
  • Les mots de passe et les numéros. Certains champs ne devraient de toute façon pas être dictés à voix haute, et certains claviers vocaux ne les acceptent pas ; sur iPhone, le clavier Laxis désactive son micro dans les champs de mot de passe et de numéro.
  • Les réponses très courtes. « Merci ! » ou « J'arrive » se tapent en une seconde. Lancer une dictée, attendre et vérifier coûte plus cher que les mots eux-mêmes.
  • Les espaces partagés. Dans un open space ou dans le train, la dictée diffuse votre brouillon à la cantonade ; une revue de la littérature citée dans l'article de Ruan a constaté que les utilisateurs s'inquiétaient de la vie privée et de la confidentialité lorsqu'ils parlaient à leurs appareils en présence d'autres personnes.
  • Réfléchir en écrivant. L'informaticien Ben Shneiderman soutenait que parler mobilise les mêmes ressources cognitives et mnésiques que la résolution de problèmes, ce qui peut freiner la rédaction. Les auteurs qui dictent des livres entiers contournent l'obstacle avec des plans, comme le décrit notre guide de la dictée pour les écrivains.

Ce que le nettoyage par l'IA change au calcul

Les vitesses de frappe et de dictée ci-dessus proviennent surtout de la copie de phrases bien propres. Dicter pour de vrai, c'est rédiger, et la rédaction orale est brouillonne : des « euh », des reprises, des « non attendez, mettons jeudi », une liste qui sort en une seule longue phrase. La dictée classique tapait tout cela, et le nettoyage se payait plus tard sur votre temps, généralement au clavier.

Le nettoyage par l'IA déplace ce travail. Au lieu de transcrire mot pour mot, les outils de dictée récents réécrivent la transcription pour en tirer ce que vous vouliez dire, avant qu'elle n'arrive sur la page : mots de remplissage supprimés, rectification prise en compte, liste mise en forme comme une liste. Votre travail passe de la correction à la relecture. La tâche de copie de Ruan ne comportait aucun mot de remplissage à supprimer, elle ne peut donc pas dire combien cela fait gagner ; or la rédaction ajoute précisément les corrections que vise le nettoyage.

Le nettoyage a aussi ses coûts. La réécriture prend du temps de traitement, elle exige une connexion quand elle tourne dans le cloud, et chaque réécriture est une occasion pour le sens de dériver : une nuance qui saute, une répétition voulue fusionnée, un nom « corrigé ». Relisez donc avant d'envoyer, surtout tout ce qui contient des chiffres ou des engagements. Nous n'avons trouvé aucune étude publiée qui mesure à quel point le nettoyage par l'IA modifie la vitesse d'écriture de bout en bout : considérez donc tout multiplicateur de vitesse avancé par le marketing des outils de dictée, le nôtre compris, comme une affirmation et non comme une mesure, et chronométrez-vous vous-même.

Voici comment cela fonctionne dans le Laxis Voice Keyboard, disponible sur Mac, Windows, iPhone et Android, qui écrit partout où se trouve votre curseur. Polish propose deux styles : Standard écrit ce que vous vouliez dire, en supprimant les mots de remplissage, en tenant compte de vos rectifications et en mettant en forme les listes dictées, tandis que Keep spoken words (garder les mots prononcés) se contente d'éliminer les parasites et conserve vos formulations. Désactivez Polish pour obtenir le résultat le plus rapide, mot pour mot. Le traitement se fait dans le cloud, et la dictée partage une même enveloppe mensuelle de minutes avec les enregistrements de réunion : 300 avec l'offre gratuite Basic et 2 000 avec Premium.

Rendre la dictée plus rapide en pratique

  1. Sachez quelle sera votre première phrase avant d'appuyer sur la touche ; dans l'étude de Ruan, les hésitations ont absorbé près d'un tiers du temps mesuré.
  2. Parlez par phrases entières, puis faites une pause, et ne regardez pas les mots s'afficher.
  3. Corrigez les erreurs au clavier et à la souris, pas à la voix.
  4. Ajoutez une fois pour toutes les noms et les sigles au dictionnaire de votre outil, et apprenez les quelques commandes de ponctuation et de mise en forme qu'il prend en charge.

Un test de cinq minutes pour trouver votre propre chiffre

Les moyennes publiées décrivent des milliers d'inconnus. Ce test vous décrit, vous, sur vos propres textes, corrections comprises.

  1. Choisissez deux vrais messages que vous devez envoyer aujourd'hui, de longueur et de difficulté comparables, comme deux réponses à des e-mails d'un paragraphe chacune.
  2. Tapez le premier. Lancez un chronomètre quand vous commencez et arrêtez-le quand le message est prêt à partir, fautes de frappe corrigées.
  3. Dictez le second. Même règle : le chrono tourne jusqu'à ce qu'il soit prêt à partir, toutes corrections comprises, à la voix ou à la main.
  4. Calculez les mots par minute. Collez chaque message dans un compteur de mots qui affiche le nombre de caractères espaces compris, divisez par cinq, puis par le nombre de minutes qu'il vous a fallu. Un e-mail de 600 caractères terminé en deux minutes et demie représente 120 mots en 2,5 minutes, soit 48 mots par minute.
  5. Inversez et recommencez demain. Tapez le genre de message que vous avez dicté et inversement, ce qui gomme la part de chance liée au message le plus facile. L'équipe de Ruan a fait l'équivalent en variant la méthode que chaque participant essayait en premier.

Faites-le là où vous travaillez vraiment, avec le micro que vous utiliseriez réellement ; une pièce silencieuse avantage la dictée comme elle a avantagé les participants de Ruan. Si la version dictée perd systématiquement sur la précision plutôt que sur la vitesse, notre guide sur les raisons pour lesquelles la dictée vocale se trompe de mots passe en revue micros, pièces et vocabulaire. Sur ordinateur, Laxis affiche un nombre de mots par minute pour votre dictée, mais il ne voit pas les modifications que vous faites ensuite dans votre e-mail : le chiffre du chronomètre est donc la comparaison la plus juste face à la frappe.

Interpréter votre résultat

  • La dictée gagne nettement : utilisez-la pour les premiers jets et les réponses, et gardez le clavier pour les retouches.
  • À peu près à égalité : la dictée peut quand même valoir le coup sur votre téléphone, ou si taper vous fatigue les mains.
  • La frappe gagne : vérifiez le micro et la pièce, laissez-vous une semaine, car les hésitations peuvent diminuer à mesure que parler à un appareil devient une habitude, puis refaites le test.

Vous écrivez dans une deuxième langue ? Le même réflexe appuyer-et-parler fonctionne aussi pour la dictée traduite, comme nous l'expliquons dans notre guide pour choisir un traducteur vocal.

Chronométrez-vous avec un clavier qui fait le ménage pendant que vous parlez. Faites le test de cinq minutes avec le Laxis Voice Keyboard sur Mac, Windows, iPhone ou Android, avec Polish pour éliminer les mots de remplissage et les faux départs. Essai Premium de 14 jours, sans carte bancaire. Obtenir le Laxis Voice Keyboard

En résumé

La réponse de la recherche est oui, et de loin, sur un téléphone, dans une pièce silencieuse, avec des phrases courtes. La réponse pratique, c'est ce que dit votre chronomètre, et pour la plupart des gens elle change selon la tâche : parlez pour coucher les mots, tapez pour les façonner. La question la plus utile n'est donc pas de savoir laquelle des deux méthodes est la plus rapide dans l'absolu. C'est de savoir quelles parties de votre écriture vous acceptez volontiers de confier à votre voix.

Questions fréquentes

Dicter est-il plus rapide que taper ?

Pour produire du texte, la dictée est généralement plus rapide que la frappe, surtout sur un téléphone. Dans l'étude de laboratoire de Ruan et ses collègues, la saisie vocale en anglais a atteint 153 mots par minute contre 52 sur un clavier de téléphone, soit environ 2,9 fois plus vite. L'écart se réduit dès qu'interviennent les corrections, le temps de réflexion et le bruit ambiant : chronométrez-vous donc sur de vrais messages avant de trancher.

À quelle vitesse parle-t-on, comparé à la vitesse de frappe ?

On parle beaucoup plus vite qu'on ne tape. Dans une étude de 2006 de Yuan, Liberman et Cieri, des appels téléphoniques enregistrés en anglais atteignaient environ 196 mots par minute sur l'ensemble des appels, 236 une fois les silences retirés, et environ 164 quand les tours de parole de chaque interlocuteur étaient chronométrés séparément. De vastes études de l'université Aalto menées auprès de volontaires de tests de frappe en ligne situent la vitesse de frappe moyenne à environ 52 mots par minute sur ordinateur et 36 sur téléphone, toutes deux mesurées par des tests de copie.

Quelle est la vitesse de frappe moyenne ?

Parmi les volontaires ayant passé des tests de frappe en ligne dans deux grandes études de l'université Aalto, la moyenne était d'environ 52 mots par minute sur un clavier d'ordinateur et de 36 sur un téléphone. L'étude sur ordinateur, portant sur 168 000 volontaires, a mesuré 51,56 mots par minute, avec un écart type d'environ 20, et l'étude sur mobile, portant sur 37 370 volontaires, 36,2 mots par minute. Les deux ont chronométré des personnes qui recopiaient des phrases, et non qui rédigeaient.

La saisie vocale est-elle plus précise que la frappe ?

La saisie vocale peut produire moins d'erreurs pendant la saisie, mais en laisser un peu plus dans le résultat final. Dans les essais en anglais menés par Ruan et ses collègues, la parole affichait un taux d'erreurs corrigées de 3,93 % contre 4,72 % pour le clavier, mais 0,55 % des caractères restaient erronés dans le texte final, contre 0,35 %. Relisez les textes dictés, en particulier les noms et les chiffres.

Pourquoi la dictée paraît-elle plus lente que la frappe ?

La dictée paraît souvent plus lente à cause de tout ce qui entoure la parole, pas de la parole elle-même. Dans l'étude sur téléphone menée par Stanford, seuls 39 % du temps de saisie vocale étaient consacrés à parler, 31,5 % aux hésitations des utilisateurs avant ou après avoir parlé, et environ 23 % au rattrapage du moteur de reconnaissance. Savoir quelle sera votre première phrase avant de commencer et corriger les erreurs au clavier aident l'un comme l'autre.

Le nettoyage par l'IA rend-il la dictée plus rapide ?

Le nettoyage par l'IA peut faire gagner du temps de correction en supprimant les mots de remplissage, en tenant compte de vos rectifications et en mettant les listes en forme avant que le texte n'apparaisse. Nous n'avons trouvé aucune étude publiée qui mesure son effet sur la vitesse d'écriture globale, et la réécriture ajoute du temps de traitement ainsi qu'un risque de dérive du sens. Chronométrez quelques vrais messages avec et sans nettoyage pour voir ce qui est le plus rapide pour vous.